Prix et distinctions

Un doctorat honoris causa pour Jacques Drouin

15 déc. 2014 | Honneur

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Jacques Drouin, professeur titulaire de recherche IRCM et directeur de l’unité de recherche en génétique moléculaire, a reçu, le 17 novembre dernier, un doctorat honoris causa de l’Université Aix Marseille lors de la Soirée annuelle des Prix de thèses au Palais du Pharo à Marseille.

La mention de ce doctorat honoris causa de médecine souligne les contributions de Jacques Drouin et de son groupe de recherche sur les mécanismes du développement, de la fonction et des pathologies de l’hypophyse. Ces travaux incluent la découverte des facteurs de contrôle de l’expression des gènes de la famille Pitx (pituitary homeobox) et du facteur Tpit qui sont essentiels pour la formation et la fonction de l’hypophyse, mais aussi pour le développement et l’identité des membres postérieurs (jambes, Pitx1), le développement musculaire (Pitx2 et Pitx3), la survie des neurones affectés dans la maladie de Parkinson (Pitx3). Le facteur Tpit est quant à lui essentiel aux cellules et à l’hormone corticotrope de telle sorte que la mutation de son gène entraîne un déficit hormonal létal chez le nouveau-né. Heureusement, la reconnaissance du rôle prédominant de Tpit dans cette pathologie permet le diagnostic et le traitement complet. Plus récemment, l’équipe du Dr Drouin a montré qu’une action pionnière de remodelage de la chromatine par le facteur Pax7 est nécessaire à la différenciation d’une lignée hypophysaire.

Enfin, les travaux de Jacques Drouin portent aussi sur les mécanismes de régulation hormonale, en particulier l’action des glucocorticoïdes et de leur récepteur. Dans l’hypophyse, la résistance à ces stéroïdes est à l’origine de la maladie de Cushing qui est causée par des tumeurs bénignes, mais dont les effets sont néfastes. Les travaux du Dr Drouin ont identifié les mécanismes de cette résistance et ses impacts sur la prolifération cellulaire et la formation de tumeurs.

Les recherches du laboratoire ont été financées par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et par la Société canadienne du cancer (anciennement l’Institut national du cancer du Canada).