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Renouvellement de la Chaire de recherche du Canada du chercheur Mathieu Ferron

14 nov. 2018 | Diabète

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Mathieu Ferron, chercheur à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et professeur-chercheur adjoint à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, a récemment vu sa Chaire de recherche du Canada sur le métabolisme osseux et énergétique être renouvelée. 

Le Programme des chaires de recherche du Canada est au cœur d’une stratégie nationale visant à faire du Canada l’un des meilleurs pays en matière de recherche et de développement. Son objectif est d’attirer et de retenir un groupe diversifié de chercheurs de premier ordre, afin de consolider l’excellence de la recherche et de la formation dans les établissements d’enseignement postsecondaire du Canada. 

À propos de la Chaire de recherche du Canada sur le métabolisme osseux et énergétique
L’objectif des recherches soutenues par la Chaire de recherche du Canada sur le métabolisme osseux et énergétique est de comprendre comment la vitamine K influence le développement du diabète et de l’ostéoporose. Ces nouvelles connaissances pourraient favoriser la mise au point de meilleures façons de diagnostiquer et de traiter le diabète et l’obésité.

La vitamine K est un micronutriment essentiel au bon fonctionnement de protéines impliquées dans la coagulation et dans la minéralisation des tissus. Des observations cliniques récentes suggèrent qu’une déficience partielle en vitamine K pourrait être liée au développement de l’obésité, de la résistance à l’insuline et du diabète. Comprendre comment la vitamine K influence l’apparition de ces pathologies est donc une avenue intéressante, car cela pourrait permettre de développer de nouveaux traitements ou outils diagnostiques.

Les travaux de l’équipe du Dr Ferron, qui est également directeur de l’unité de recherche en physiologie intégrative et moléculaire de l’IRCM, ont aussi permis de mettre en évidence que le tissu osseux jouait un rôle important dans le métabolisme énergétique. En effet, l’os produit une hormone, appelée ostéocalcine, qui stimule la sécrétion d’insuline par le pancréas et qui agit sur d’autres tissus afin de les sensibiliser à l’insuline. Comme la fonction de l’ostéocalcine est régulée en partie par la vitamine K, le chercheur essaie également de comprendre comment la vitamine K osseuse peut agir sur le métabolisme du glucose.

Ultimement, les découvertes qui émergeront de ces études permettront de mieux comprendre les fonctions physiologiques de l’os et du pancréas, et pourraient conduire à de meilleures façons de traiter le diabète et l’obésité.