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Visage de la relève : rencontrez Sepideh Mikaeeli

27 mai 2021 | Étudiants

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«Je suis optimiste que nous obtiendrons une meilleure compréhension de la maladie que nous étudions et que mes travaux de recherche auront un impact direct sur la vie des patients.» Sepideh Mikaeeli, étudiante au Ph. D. 

Depuis plus d'un demi-siècle, l'IRCM contribue au développement et à la formation de générations de chercheurs du monde entier. Chaque année, de futurs scientifiques talentueux et dévoués font confiance à l'IRCM pour les aider à propulser leur carrière. Parmi eux, découvrez Sepideh Mikaeeli, étudiante en médecine expérimentale à l’Université McGill qui réalise un doctorat dans le laboratoire du Dr Nabil Seidah.

Sepideh, votre passion pour la science ne date pas d’hier. D’où vous est venue la piqûre pour la science?
Au collège déjà, les sciences naturelles étaient mon cours préféré. J'étais toujours enthousiaste à l’idée de manipuler des ingrédients chimiques et biologiques et, de temps à autre, d’observer des phénomènes nouveaux. Cet intérêt s'est développé en une passion pour la biologie cellulaire et moléculaire, et en particulier pour la génétique qui fut le sujet de mes études de premier cycle en Iran. Mon parcours m'a par la suite amené à découvrir le domaine des troubles métaboliques et cardiovasculaires, ce qui m’a amené vers mes études supérieures.

Qu'est-ce qui vous a amené à l'IRCM?
En 2016, j'ai participé à la 2e Conférence internationale sur la génétique à Téhéran, en Iran. C'est alors que j'ai eu la chance de rencontrer le Dr Nabil G. Seidah, qui m'a généreusement offert l’incroyable opportunité de me joindre à son laboratoire pour poursuivre mes études supérieures à l'IRCM, dans le domaine de la médecine expérimentale. À l’époque, je faisais ma maitrise en médecine expérimentale à l’Université McGill.

C’était un grand privilège de pouvoir travailler avec un formidable mentor dans un endroit prestigieux comme l'IRCM.

Comment l'IRCM a-t-il contribué à votre développement?
L'IRCM m'a fourni un environnement extraordinairement riche et propice à la recherche où j'ai pu améliorer mes compétences. Dans cette atmosphère extrêmement productive et florissante, mon travail a mené à la publication de divers résumés, ainsi que d'un article paru dans la très respectée revue FEBS. J'ai également eu accès à des laboratoires et des équipements performants pour toutes sortes d'études, y compris des tests in vitro, in vivo et cliniques. Cet Institut réunit des scientifiques de renom en provenance du monde entier, dont beaucoup sont des pionniers dans leur domaine d'études. Pour des étudiants comme moi, cette proximité est une excellente occasion de communiquer, de collaborer et d'échanger des idées avec des pairs et des chercheurs seniors. J'ai vite su que c'était le bon endroit pour moi.

Parlez-nous de vos travaux de recherche actuels.
Je poursuis avec enthousiasme mon doctorat et je travaille sur plusieurs projets intéressants. J'étudie deux protéines impliquées dans le processus de transformation des graisses du corps humain. Mon projet vise à mieux comprendre le fonctionnement de ces protéines et comment le fait de bloquer leur action pourrait aider à traiter des maladies métaboliques telles que la stéatose hépatique non alcoolique, une maladie qui touche 25% de la population des pays industrialisés.

Quelle est la prochaine étape pour vous?
Jusqu'à présent, j'ai passé des étapes importantes avec l'achèvement de mes cours et de mon examen de candidature. Je souhaite publier mes travaux dans les prochains mois afin de rendre mes résultats accessibles à mon champ d’études. Je me sens comme chez moi dans le milieu académique, d’où mon profond désir d’y faire carrière. Par conséquent, après avoir soutenu ma thèse, la prochaine étape sera de faire un stage postdoctoral pour élargir à la fois mes compétences en recherche et ma culture académique. Mon objectif à long terme est de faire une différence dans la vie des gens grâce à mes recherches. J'aime aider les autres et je souhaite avoir un impact positif sur le monde médical. Je suis optimiste que nous obtiendrons une meilleure compréhension de la maladie que nous étudions et que mes travaux de recherche auront un impact direct sur la vie des patients.

Vous êtes engagée dans la communauté de diverses manières. Pourquoi est-ce important pour vous?
J’aime les gens. Et mon implication dans ma communauté est un excellent moyen de créer des liens, d'échanger des idées et de grandir à plusieurs niveaux. Durant mes études de premier cycle, j'ai fait du bénévolat pour plusieurs groupes dans mon domaine de recherche, couvrant les neurosciences et le cancer ainsi que les maladies métaboliques et cardiovasculaires. À l'IRCM, j'ai également eu la chance d'être coprésidente de l'Association étudiante et de m'impliquer davantage dans cette formidable communauté, notamment à travers la Fondation IRCM.

Quel est votre secret pour continuer?
Je suis une personne passionnée et je pense vraiment qu'il est important de faire les choses que l'on aime pour rester heureux. C'est pourquoi, outre la science, je m’adonne à des sports de plein air, comme le vélo et la randonnée. Il y a aussi artiste en moi. Dans mes temps libres, je m’adonne à  la musique, en particulier au piano, et à la peinture. Par ailleurs, j'écoute beaucoup de podcasts  et j'aime lire sur des sujets comme la philosophie et la psychologie. J’estime que ces activités contribuent certainement à faire de moi une meilleure scientifique.